Stop ! Arrête ce que tu fais #Transformation

Thumb temps

Un article du Figaro du 23 mars présente La lenteur, le dernier Roman de Kundera, romancier tchèque. Ce thème est comme une ode à la lenteur, un moyen de prendre conscience de notre humanité, de ce que nous voulons être, devenir. Or pour Milan Kundera, la vitesse est proportionnelle à notre désir d’oubli. Oublier ce que l’être humain est devenu. Cette thématique résonne particulièrement en cette période de transformation que nous visons et à laquelle le Coronavirus_qui implique des soins longs et lents_vient brutalement de porter un coup d’arrêt. Mais qu'est ce que cela nous dit du monde du travail ?

Appuyer sur le bouton Pause déclenche une transformation

Et nous prenons soudain conscience que nous sommes sur-sollicités par la quantité d’informations à traiter. Une information exponentielle dont le volume croit chaque année de 40%... Parallèlement le temps passé par « un couple » au travail n’a jamais été aussi important, si l’on cumule Monsieur et Madame. Cela se fait aux dépens de la sphère familiale, intime. Ainsi, Chronos dieu du temps, dévore-t-il ses enfants…

La gestion du temps est devenue le fléau de nos organisations contemporaines qui luttent pour maintenir leur productivité à grands renforts de théories organisationnelles. Tout est bon pour « optimiser son temps ». A ce titre bien s’organiser au travail est devenu un thème éculé des librairies, comme en témoigne la collection « pour les nuls » qui publie Bien gérer son temps. L'heure de la transformationDans nos vie la linéarité n’a plus sa place. Cela ne révèle-t-il pas, en creux la pression constante des organisations humaines au XXIème siècle ?

Faire vite et bien devient en effet un impératif dans un monde plus agile, plus ouvert, plus compétitif, plus exigeant. Il nous faut sans cesse nous adapter, changer, au point d’être en réaction plutôt qu’en anticipation comme l’illustre d’ailleurs la crise sanitaire que nous vivons. D'où l'enjeu de réussir à mener le changement

Au point de perdre du temps

Faut-il finalement apprendre à perdre son temps pour en gagner ?

En effet la vitesse révèle, comme le souligne Kundera, une fragilité. Une énergie cinétique qui cesse à la moindre variation. Ainsi en est-il d’une entreprise qui ne projette pas ses collaborateurs et préfère s’investir sur le temps court. Du recours exponentiel aux freelances plutôt qu’aux embauches en CDI. D’un manager enfin qui n’accepte plus de « perdre son temps » avec un nouveau collaborateur, même junior pour le former, sous prétexte d’un manque de performance.

Tous ces exemples révèlent en réalité des carences à la fois dans nos compétences et dans la formation, qui ne peut pas se limiter pas aux organismes de formation. Former est une chaine qui doit prendre en compte l’onboarding, l’intégration, les bases de connaissances, le rôle du manager. En effet la vitesse impose une maitrise exceptionnelle, voire une dextérité pour aboutir. Et comme en musique. La dextérité vient d’un travail métronomique. Décomposé. Répété. Maitrisé. Cela signifie que pour être agile, une organisation doit-être auto-apprenante.

Peut-être la crise que nous vivons est-elle l’occasion de revoir nos modes d’organisation collectifs et personnels. Sans doute nous apercevrons nous que, derrière la vitesse apparente nous sur-compensons. Et que nous n’avons pas encore entamé notre grande mue digitale.

Et si vous voulez vous former, nous sommes là ! # HUMAN STATION

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Matthieu Mouillon

Fondateur de Human Station